| Retour à l'accueil |

"La
Balle est faute"
Pour l'acheter, passer un bon moment, faire
un cadeau,
pour préparer une animation dans votre club...
Envoyez votre commande à :
Patrick Flodrops 40 avenue Saint-Surin 87000 Limoges
accompagné d'un
chèque de 20€
(Frais
postaux offerts)
Tarif "Commandes groupées" : -10% de 6 à 10 livres et -20% pour
11 livres et plus
et vos questions :
patrickflodrops@aliceadsl.fr
sans tiret, sans point !
ou
06 13 27 30 22
en
URSS contre Israël en 1984
je constate la faute d'un juge de ligne !
Incrédules
ou méfiants ce livre n'est pas pour vous !
Pourtant toutes ces
anecdotes sont rigoureusement exactes,
elles se sont déroulées parfois devant des milliers de témoins.
Patrick Flodrops a été le juge-arbitre de plusieurs tournois de plus de 10 000
joueurs pendant 20 ans, ce sont donc près de 300 000 joueurs qu'il a supervisés
!
Tout pouvait arriver, tout devait arriver, tout est arrivé !
Des situations
extraordinaires en Coupe Davis
Etonnants ! les champions des années '80' : McEnroe, Borg, Noah, Nastase...
Les tournois français sont les plus grands du monde en nombre de joueurs.
Ils révèlent les manies, voire les folies de joueurs, d'arbitres et de
juges-arbitres !
Vous ferez des rencontres étonnantes et découvrirez des dizaines et des dizaines d'anecdotes incroyables mais pourtant... bien
réelles !
Extraits
...
"Un beau jour de mai 1985, Yannick Noah est opposé à José-Luis Clerc. Avant le
début du match, Noah me dit en catimini :
"Fais gaffe, il est très lent, surveille le chrono".
Après un quart d'heure de jeu, voici notre Yannick qui vient me parler du
temps, pour lui excessif, que met Clerc avant de servir. Reconnaissons que ce
joueur est lent sans dépasser les trente secondes réglementaires
à l'époque (délai ramené à vingt secondes depuis). Là, je réponds
à Noah : "Ne t'inquiète pas, je surveille le temps, il ne l'a
jamais dépassé, laisse-moi faire mon boulot, joue tranquille"
Vingt nouvelles minutes plus tard revoilà Noah, "furibard" qui me
dit : "P…, m…, il est trop lent, qu'est-ce que tu attends ?"
A ce moment, je crois fermer le micro du Central. Erreur ! Je ferme celui
d'Antenne 2 et me penche vers Noah en criant plus fort que lui : "Tu vas
m'em... longtemps ? f... moi la paix, je surveille le temps toi tu joues et
maintenant
et l'écho du Central : "m… !
Noah s'éloigne, me regarde, sent que j'ai été un peu loin. J'entends un
silence pesant, assourdissant qui plane sur le Central.
Puis un sifflet, dix sifflets, cent, mille, dix mille sifflets !
Le Central tout entier me conspue.
Je contemple ce stade hurlant et pense in petto : "Très bien, bravo, mon
bon Patrick, belle boulette ! Tout le monde te siffle".
Eh ! Stop ! non, pas tout le monde : Pierrette, mon épouse est dans la
tribune . Je la repère et… la vois en train de me huer… elle
aussi !
Ah bon ! Donc, il me sifflent bien tous… Je suis un mari marri
Cette année là, McEnroe décide d'être gracieux avec ces Français qui
l'accueillent si bien à Roland Garros : il apprend un mot de cet étrange
langage, le mot "eau".
Il ne prend pas de gros risques.
Au début du match que j'arbitre sur le Central, McEnroe arrive en saluant le
public à la manière des gladiateurs romains.
Il ôte son survêtement en marmonnant "Ô" une, deux, trois fois sur
le même ton. Le ramasseur pourtant habitué à servir promptement les joueurs
ne comprend rien et me regarde perplexe. Je ne comprends rien moi-même et
l'indique au jeune homme d'un haussement d'épaule. "Ô" réitère
John.
Nous sommes cois.
Soudain, McEnroe nous explique sa requête en hurlant en anglais : "Est-il
possible dans ce p… de pays d'avoir un peu d'eau ? est-ce possible ? oui ou
non ?"
S'en suit une bordée d'injures inexprimables…ici !
Une bouteille d'eau lui fut aussitôt offerte mais son effort d'apprentissage de notre
belle langue s'est arrêté là.
...
En matière de juges de ligne, au début des années 1980, il y en avait pour
tous les goûts :
-
ceux qui, arrivant de province, apportent leur valise sur le court pour
garder l'œil dessus
-
ceux qui ont leurs petites manies : quitter le court, quel que soit le
score, à midi pile pour aller déjeuner
-
d'autres qui se placent dans l'axe des caméras de la télévision afin
que leur maman les admire
-
ceux qui félicitent un joueur d'un clin d'œil ou d'une tape dans le dos
!
-
d'autres encore s'attribuent toujours la même ligne, une manière de spécialité
comme Monsieur Leps, octogénaire, aviateur héros de la guerre de 1914, qui est
toujours sur la ligne extérieure droite, impossible de l'installer
ailleurs
-
certains portent des chapeaux parfaitement ridicules, à la Tati,
chapeaux de paille ou bob, parfois des mouchoirs !
-
d'autres encore papotent avec les spectateurs ou tentent "quelque
chose" avec une jolie spectatrice située derrière eux
-
d'autres enfin dévorent un sandwich et, la bouche pleine, ont des
difficultés pour annoncer : "Faute".
Par ailleurs, on voit quelques coquetteries chez les uns ou les autres : outre
les bobs, canotiers et autres casquettes ignobles, des crèmes solaires épaisses,
la hantise des septuagénaires étant le coup de soleil, des chaussettes de
toutes les couleurs, des écharpes, cache-nez, des gants quand il fait frisquet
ou autres paletots qui rendent l'ensemble aussi vilain qu'hétéroclite.
Quant
à leur comportement, jugez un peu.
Certains, encore en activité, téléphonent du bureau pour connaître le score
du match précédant le leur et bondissent vers Roland Garros afin d'attraper la
chaise à temps.
Certains autres, comme Emile T., s'endorment sur le court. Les rotations des
juges de ligne toutes les 90 minutes viendront les aider à se tenir éveillés.
Un jour, alors que je suis sur la chaise du Central, qu'une petite pluie
intermittente oblige nos juges à porter le k-way de rigueur, je m'aperçois que
Marcel A. de Clermont-Ferrand fume une cigarette en plein match. Au changement
de côté, bien qu'il tente de dissiper les volutes de fumée en agitant sa
cigarette derrière son dos, je vois la fumée qui s'élève derrière lui.
Je l'appelle et lui dis discrètement : "Marcel, tu fumes !
- Oh, non Patrick, je ne te ferais pas ça, pas à toi !
- Mais si Marcel, tu fumes !"
A cet instant, je parle du fait que derrière son dos sa cigarette a allumé un
brasier avec son k-way. Il fume noir et épais. Sans plus écouter ses dénégations,
j'appelle les pompiers et ils arrosent de neige carbonique ce pauvre Marcel qui
allait partir au ciel en fumée.
Charles
de la B., lui, lit le Monde économique sur le court et daigne parfois, quand
l'article est rasoir, jeter un coup d'œil sur sa ligne. Négligemment.
...